30.6.14

Ce matin, 8h51.

























Dans cette rue fraîche et ombragée, j'ai profité d'un rayon de soleil timide 
et j'ai levé la tête vers le ciel. 
La seconde d'après, je me souviens. C'était les vacances. 
Le matin, à heure précise, avec mon père et mon frère, lorsque la porte écluse s'ouvrait, 
nous regardions passer les mats des bateaux. Des sommets de cables tendus, dressés,  
glissants sur les toits, d'une maison à l'autre, en contrebas. J'entends encore les cliquetis.  
Petite, pointe des pieds en équilibre, bras enroulés au rebord froid, dur et métallique 
du balcon du rez-de-chaussée. Le sol est doux et frais. Je sens les quelques grains
de sable de la veille sous mes pieds. Je ferme les yeux et je me rappelle mon imaginaire 
aux aguets : envergure du bateau, capitaine, couleurs et passagers.  
Le soir, nous observions le même rituel, en sens inverse.

26.6.14

Songes.
















Intensément, je ferme les yeux.
Recherches bullaires et rêves animés animalesques…
Entre la craie bleutée et la cire jaune, crissement et adhérence.
A celui qui sera le plus présent. 
Le caoutchouc se mouv'. Il s'échauffe sous ma gouge. Elle s'imprime sur ma paume. 
La chaleur se diffuse. Mon souffle se coupe. 
Je grogne dans mon sommeil. J'ai déjà vécu cet instant. 
Passé et présent. Ours ou Yéti gourmand, herbes folles serpentueuses.

Un pied posé sur le parquet, à demi-endormie, je tire le rideau, 
j'ouvre ma fenêtre, je regarde le thermomètre. Je fronce les yeux.
Le trait rouge est sur : 18°. La journée s'annonce belle.
Les effluves du cassis me réveillent enfin.


20.6.14

fraîcheur.



















On aime le soir écouter notre corps.

aller-retour.




















































Déjà 6 jours. Que nous étions. Que l'on y était.
Bain de mer à l'aube, seule avec les crabes.
Gros sel caramel sous mes pieds. Je rentre facilement dans l'eau. Tel l'hippopotame aux aguets,
seuls mes yeux, à la surface. 360°. J'observe le silence.
Aigrettes en vol au-dessus de ma tête.
L'île m'a conquise. Un lapin tous les 100 m, boucs en bataille et faisans en mode paon.
Cuisine curry-gateau au choc-croquettes oignons préparées pour mes amies. Ravies.
Barbecue dans le jardin, bronzage paysan. Bavardages en folie.

10.6.14

Expressions.


























Avoir le cœur qui bat la chamade.


















Avoir les yeux plus gros que le ventre.

LE BAL

"Il pourrait être utile de penser 
la photographie comme un espace profond 
et étroit entre le roman et le film."
Lewis Baltz 
















The Tract Houses 1969-1971

6.6.14

En boucle.

Je suis happy, aussi, aujourd'hui.
Dernier jour pour les boucles châtaignes et d'or.
J'ai vu une Saab ce matin, bon présage.




















Carreaux de mosaïque turquoise et crème.
Je rêve d'un glacier au coin de ma rue.
Me fondre dans la glace.

Ceinture argentée, poisson lunaire.
Je me laisse porter.

3.6.14

Belgrade.





















J'ai aimé leurs nuages. Douceurs lactées vaporeuses.
















  













Beauté de l'objet.
J'ai aimé les lumières, les nuances, 
la glace à l'huile d'olive.  
 














  













Museum Macura.
Peut-on marcher sur le gravier ?
Je n'ai pas osé.














 Yugo.
J'ai aimé leurs voitures et belles écritures.




















Rakia sur rakia sur…












… le Danube.