27.2.16

Évasion.

On se prépare pour la grande marche. Elle se mouvera 
peut-être en moyenne car l'appel des frites me saisit déjà. 
J'ai retrouvé les bons échos de la lecture, entre les bandes 
dessinées choisies par S. et les conseils éclairés d'un passionné 
des mots. Je lis des écrits de mère-ours moelleuse, 
des voyages épiques au Mexique, des danses du perroquet 
sur un air de Nina Simone, des livres qui prennent 
soin de nous.

On l'appelle la mer blanche. Elle se cache dans notre dos 

pour nous dévoiler sa consoeur la mer étale. Comme à chaque fois, 
je suis sans voix. Les pas s'enfoncent dans le gros sel crème. 
Emerveillement ! Un cornet de glace chocolat noir et éclats. 
La boucle se déguste. 
J'entends au loin : allez, nous repartons dans les marais
Sourire rieur, je me chuchote : dans la savane...
À haute voix, j'epellai "oies de B.e.r.n.a.c.h.e." et comme 

une bénédiction, en un envol groupé, elles sont passées 
au-dessus de nous. 360° en rêve éveillé. Brassage de l'air. 
Leurs cris si particuliers, fendaient le ciel voilé 
de son glaçage blanc. Soudain, une envie de carrot cake  
me traverse. Entre les gants marins et le bonnet rayé, 
j'ai trouvé un glazik !

22.2.16

Rêver.

























Sous notre sombrero, un vendredi 
et un dimanche à redécouvrir Paris.
Comme un voyage dans une autre capitale.
Dessiner, observer, déguster, imaginer. 





9.2.16

Encre bronze.











 


Dessiner en laissant la mine choisir son dessin. 
L'encre suit les formes apaisantes. J'aime ce qui se dessine.
Je n'ai jamais su dessiner les vagues ni aimer les mathématiques.
Comme des sucettes tournant à l'infini ou encore des courbes de graphiques.
Et puis ce cousin du baobab qui s'insinue dans les fils de bronze.
Revenons dans l'instant. Je prépare mes colis de l'amour 
sur ce beau paravent chinois.

7.2.16

Atelier du dimanche matin.

J'écris moins ces derniers mois et ça me manque. 
Je sais que mon écriture vit avec l'effervescence d'envies et de créations. 
Alors, plutôt que d'attendre, et si je réveillais ces passions ?
Cette nuit, j'ai rêvé d'un ours enserrant une panthère noire. J'ai envie de me plonger 
dans de grands aplats, de me laisser porter par les vagues bleues.
Lorsque je me remets à dessiner, ce sont ces feuillages touffus qui ressurgissent, 
des feuilles, des amas de feuilles, des guirlandes d'herbes, 
des racines infinies et encore des petites feuilles naissantes.