20.6.16

La pluie...

...apporte des sourires. Mon amour m'a trouvé 
 un parapluie transparent en forme de cloche. 
 Je l'adore même s'il m'arrose les pieds.


















J'aime écrire sur cette ardoise haricotsgingembre
car j'y retrouve mes sensations. J'apprends 
à me connaître. Je m'ouvre par petites touches huilées. 
Térébenthine, brosses, pigments et grains de ma toile. 
Certains colliers de mots ne peuvent être dits 
 - autrement - Je peux les mélanger aux pigments 
de ma pensée. Des morceaux se détachent. 
Douceur au toucher, fragiles et soies réveillées, 
ils s'effritent, se mélangent, masquent ou dévoilent 
mes empreintes. Quelques touches de pluie 
et la couleur s'intensifie. Imaginés et façonnés  
sur la mélodie relaxante, le gris foncé des ardoises 
se marie avec les pissenlits jaunes. 

 







 

Mam. J'adore son écriture. 
Elle a toujours la même aujourd'hui. 
Cette écriture, son écriture est 
comme un élan d'amour, 
une attention singulière, envolée, 
dansante pour ceux qui la liront.

9.6.16

Buissonnière.


la sagesse des anciens.



















  
 
J'ai rêvé que j'étais une grand-mère.  
Je regardais par-dessus mon épaule.  
Je souriais - sans serrement au coeur -
gorgée d'émotions en arc-en-ciel. 
J'avais la sensation d'être un pétale,  
transporté d'une brise à l'autre.
J'ai fermé les yeux doucement,
bercée par les chuchotements 
de la nature.